Cette situation sanitaire a favorisé la mutation des virus déjà existant à une vitesse telle que le peu de personnel de recherche médical restant ne suffisait pas ; à peine avaient-ils compris comment un variant avait muté que deux autres apparaissaient. Jusqu’à la mutation de trop pour l’humain : un peu partout dans le monde, des malheureux, fauchés par la maladie et déclarés cliniquement morts, se relevèrent. Ils n’étaient plus les mêmes : ils ne reconnaissaient plus personne, ne se contentaient que de grogner et hurler, et surtout attaquaient tout être vivant qu’ils croisaient pour le dévorer. Chaque victime de ces abominations se relevait à son tour pour rejoindre les rangs de ces foules de cadavres à la faim insatiable.
En Zagorie, la NAPA, désespérée face au double combat qu’elle devait livrer face aux Chedakis et aux infectés, utilisa des armes interdites par les conventions internationales : des armes biologiques à la provenance douteuse et aux conséquences non établies. C’est ainsi qu’ils empoisonnèrent la région. Plus aucun être vivant ne pouvait survivre à cause des gaz toxiques et des eaux empoisonnées. Seuls les morts ne semblaient pas affectés par cet environnement hostile. Les survivants de cette tragédie furent forcés de fuir dans les régions bordant la Green Sea.